Avec ces rouleaux au fusain, j'ai cherché à rester au niveau des émotions et des sensations. Dans la matière, la mémoire du corps.
Chaque fusain est travaillé de manière autonome, avec des allers retours sol-mur, mais j'imaginais déjà à l'atelier des passages, des résonnances entre eux, une forêt, avec ses arbres morts, souches en décomposition et la force, verticale, brute, expansive et grouillante.
Je grimpe aux arbres.
La forêt : son imaginaire, ses personnages, ses montsres, sa densité.
Souvenir des arbres des paysages bourguignon et méditerranéen de mon enfance.
Souvenir de mon aïeul bûcheron
Souvenir des mains grattant un banc de tuf sur les fouilles archéologiques de mon grand père
Souvenirs par vagues, strates de traits.
Pas  de repentirs. Ça avance, s'enfonce, compose et déjoue.